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Aix-en-Provence - Marseille   
toutes villes

samedi 4 février de 10 h à 12 h
Cité des associations, La Canebière, Marseille
séminaire André Meynard
04 91 72 06 58
jeudi 9 février à 20 h 30
Hpital Montperrin, Aix-en-Provence


séminaire
Frédérique Saldès
06 14 74 46 97
jeudi 16 février à 20 h 30
Hôpital Montperrin, Aix-en-Provence
séminaire

Séminaire de lecture
Du mot d'esprit freudien, Witz

Ursula Meyer-Lapuyade
Contact : 04 42 20 00 24   
jeudi 23 février à 20 h 30
chez Janine Lagier-Ricoeur, 6 impasse du Plateau, 13007 Marseille
séminaire
Jean Fortunato


Séminaire d'introduction à la psychanalyse - Frédérique Saldès. Poursuite de la lecture du séminaire sur les psychoses de Jacques Lacan. (retour...)

Séminaire de lecture: Du mot d'esprit freudien, Witz - Ursula Meyer-Lapuyade. À partir de la lecture du livre de Sigmund Freud sur le mot d'esprit Witz seront posées des questions sur 
- le travail du Witz par rapport au travail du rêve ;
- la Dritte Person  ;
- la dimension de lalangue.
Des fragments d'autres écrits de Freud et d'écrits et de séminaires de Lacan seront lus.
Nous interrogerons la relation entre le mot d'esprit et la cure analytique.
Textes de référence :
. Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient (1905), éditions Gallimard, Paris, 1988.
. « Der Witz und seine Beziehung zum Unbewußten » [1905 c], in Psychologische Schriften , Studienausgabe Band IV, Fischer Wissenschaft.
Les dates de l'année sont : 20 octobre, 17 novembre, 15 décembre 2011, 19 janvier, 16 février, 15 mars, 19 avril, 24 mai, 21 juin 2012.
  (retour...)

Le désir de l'analyste - Jean Fortunato. « Le désir de l'analyse n'est pas un désir pur. Il est un désir d'obtenir la différence absolue, celle qui intervient quand, confronté au signifiant primordial, le sujet vient pour la première fois en position de s'y assujettir. Là seulement peut surgir la signification d'un amour sans limite, parce qu'il est hors des limites de la loi, où seulement il peut vivre. »
Ainsi Jacques Lacan conclut-il son séminaire sur Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, le 24 juin 1964.
Ce séminaire fait suite chronologique à celui sur l'angoisse dans lequel il aura élaboré l'objet a comme objet cause du désir.
Mais il ex-siste une coupure entre les deux séminaires qui laisse entendre une autre scène, une autre logique : celle des enjeux institutionnels pour la psychanalyse.
L'éviction de Lacan de l'association psychanalytique internationale (IPA) et sa radiation de la liste des didacticiens entraîne l'interruption du séminaire sur les noms du père annoncé dès sa première leçon. « Ce père qui seul sait à quel objet a le désir se réfère », nous dit-il en conclusion de son séminaire sur l'angoisse.
« Faire rentrer son désir dans ce a irréductible pour offrir une garantie réelle à la question du concept de l'angoisse » devient dès lors un enjeu à la fois clinique et politique ; une position éthique.
Lacan répondra à cette impasse institutionnelle par l'acte de fondation de son École, le 21 juin 1964 : « Aussi seul que j'ai toujours été dans mon lien à la cause psychanalytique, je fonde l'École freudienne de Paris », soit trois jours avant de conclure son séminaire sur Les quatre concepts de la psychanalyse . Lacan pose le désir de l'analyse comme point-pivot de l'acte et passe ainsi du désir de l'analyse au désir de l'analyste.
Aussi lirons-nous ce séminaire à l'aune de la partie institutionnelle qui se joue en interrogeant avec Lacan en ces temps « par quel privilège le désir de Freud a pu trouver la porte de l'inconscient ? »
Les « contacts » pour y participer passent toujours par mes coordonnées :
Téléphone et fax : 04 91 22 58 91, Portable : 06 14 20 67 92
e-mail : jean.fortunato@hotmail.fr

Parler avec les mains, entendre avec les yeux… (Le geste, les Sourds et la voix : à propos d'un démenti culturellement institué) - Séminaire de recherches proposé par André Meynard*. En quoi la clinique psychanalytique avec des personnes Sourdes, parlant des langues signées, vient elle questionner ce qu'il en est de la voix et révéler toute la portée féconde de l'objet a tel qu'inventé par J Lacan ? Car les Sourds disent et se disent au travers de langues gestuelles : ils sont poussés à ainsi prendre parole. Ils signent, dit-on, en se référant à la nomination usuelle de ces langues. Nous voici en présence d'une prise de parole qui éclaire l'importance de l'insu, de la trace, l'importance de ce qui, dans la transmission inconsciente, inscrit ces sujets « en langage » au sein de la vie familiale. Importance d'un entendu symbolique donc, articulé à l'interdit de l'inceste qui ouvre seul nos yeux ou nos oreilles.
Pourquoi, cependant, persistons-nous à les dire « sourds » ? Pourquoi le texte sociétal au travers duquel nous pensons cette particularité les considère toujours massivement comme « sans langage » et présuppose qu'ils ne sauraient advenir à la parole qu'après le long apprentissage d'une langue, langue se devant bien évidemment d'être sonore ? Pourquoi de tels clivages, cette passion de l'unique et pure langue ? Comment en venons-nous à construire une véritable filière de soin par le son dans laquelle, dépistage à deux jours pour tous les enfants de notre pays, implants cochléaires et intégration individuelle en milieu ordinaire, contribuent à faire taire les mains ? Où s'accrochent de telles tendances ? Comment se trouvent-elles banalisées ? Après le temps de l'interdit portant sur cette modalité de dire semble venu celui du démenti. D'un « démenti culturellement institué ».
L'objet de ce séminaire de recherche sera de questionner comment ceci advient, sur quels opérateurs s'appuie le texte de notre modernité pour dénier à ces sujets la possibilité de suivre ce qui les pousse à ainsi prendre parole. Une telle énonciation se produisant hors le sonore ne peut être prise en compte dans les abords neurocognitifs actuels du langage et de la parole demeurant fortement logés dans une vision scientiste dominée par un audio centrisme réducteur. Ces négligences concernent aussi la psychologie, la psychiatrie et, plus largement, nos manières culturelles de considérer le parler et l'entendre. Nous aurons également à nous questionner sur les effets d'un tel démenti dans le mouvement psychanalytique lui même et sur la confusion si fréquente sonore/ signifiant. À aussi être attentifs à ce que certains psychanalystes ont soutenu et élaboré pourtant de leur entendement de ces questions. Qu'en est il advenu ? La correspondance de Freud/Ferenczi en 1916, le travail d'Albert Fontaine, les avancées de F. Dolto ou de B. This, certaines indications de Lacan, et de quelques autres, nous permettent de rester attentifs à ce qui peut ici faire transmission.
Pouvons nous, par un travail sur la lettre, réinscrire ces bouts, ces fragments de démenti pour qu'un tout Autre texte advienne, texte ouvert à ce qui du « geste humain est du coté du langage » (Lacan) ? Au-delà des Sourds donc, ceci nous pousse à soutenir ce qui, de la lettre, peut s'entendre avec les yeux.
Ce séminaire (avec traduction LSF) est ouvert aux praticiens de diverses disciplines qui souhaitent rester attentifs à ce que la parole des Sourds peut nous enseigner en lien avec la découverte freudienne.
Pour toutes précisions, les personnes intéressées peuvent s'adresser à : A. Meynard : 04 91 72 06 58 /andre.meynard@free.fr

* Psychanalyste. Membre de la lettre lacanienne, une école de la psychanalyse. Auteur de : Quand les mains prennent la parole , Érès, 1995/2002, Surdité, l'urgence d'un autre regard , Érès 2008, Soigner la surdité et faire taire les Sourds , Érès (à paraître, septembre 2010).

 

 

 

 

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